0 INTRODUCTION
Rick and Morty est une série
d’animation américaine pour adultes, créée en 2013 par Justin Roiland et Dan
Harmon et diffusée sur la chaîne « Adult Swim ». Son canevas
scénaristique est, à première vue, profondément banal : Rick, un
« scientifique » – nous verrons que c’est hautement plus complexe –,
voyage interdimensionnellement et interstellairement en compagnie de son
petit-fils, un simplet qui répond au nom de Morty. Il habite (squatte) dans la
demeure familiale avec sa fille, Beth, son beau-fils, Jerry et sa petite-fille,
Summer. La série connaît une quatrième saison ces dernières semaines et
pour nous l’occasion de dégager
certaines méditations, inexprimées explicitement dans l’œuvre. Nous estimons
que cette série est, pour de multiples raisons que nous chercherons à
thématiser, un des plus puissants accélérateurs d’une pensée exotérique.
1 DEVENIR ET RIEN QUE DEVENIR
De quoi Rick
and Morty [RM] est-elle le nom ? Du devenir. De rien que le devenir.
De l’événement pris en soi et qui se trouve être, ainsi, déployé, travaillé,
jusque dans l’épuisement de son horizon. Plus précisément, il est question du
recommencement infini de l’horizontalité, de l’auroralité dès lors que la fin
est finie : la mort est morte. Tout est clones, hologrammes, avatars, ghosts
in the shell, copies de copies, autres d’Autres se succédant sans loi, sans
qu’une logique autre que paraconsistante ne puisse articuler le Même vidé, à ne
plus suer une seule goutte.
RM se dit de
cette altitude anonyme, de ces perspectives que recèle le possible devenu
nécessaire, du contingent devenu nécessaire. Comme un rôle que l’on interprète,
afin de conduire celle qu’on aime au point B indifféremment du point A, et ce à
la vie à la mort : c’est ce qui régule cette histoire intermittente,
inodore, entre Morty et Jessica.
Tout est
présent dans ce multivers. A priori, rien ne ferait défaut. Pour autant,
tout serait absent : les signifiés brisés, les signifiants,
schizophréniques. Tout fonctionne dysfonctionnellement dans ces quêtes de
dimensions que l’on traverse à coup de maelstroms crachés par le « portal
gun », de ces fugues, de ces fuites, très souvent synonymes d’une
destruction étrangement insignifiante de l’être. Ou, pour être plus précis, sa
conversion futile dans l’Un plotinien.
Devenir, c’est
bien rompre avec la logique du modèle et de la copie. Il s’agit d’un mouvement
pur où l’on ne devient pas ceci ou cela. L’on devient. Et dès lors que l’on
devient, la fin, la cause finale au sens d’Aristote, cesse d’être opérante. À
cet égard, la célèbre caractérisation deleuzienne du devenir est sans
appel :
« Quand je dis « Alice grandit », je veux dire
qu’elle devient plus grande qu’elle n’était. Mais par là même, elle devient
plus petite qu’elle n’est maintenant. Bien sûr, ce n’est pas en même temps
qu’elle le devient. Mais, c’est en même temps, du même coup qu’on devient plus
grand qu’on n’était, et qu’on se fait plus petit qu’on ne devient. Telle est la
simultanéité d’un devenir, dont le propre est d’esquiver le présent. En tant
qu’il esquive le présent, le devenir ne supporte pas la séparation ni la
distinction de l’avant et de l’après, du passé et du futur. Il appartient à
l’essence du devenir d’aller, de tirer dans les deux sens à la fois :
Alice ne grandit pas sans rapetisser, et inversement. Le bon sens est
l’affirmation que, en toutes choses, il y a un sens déterminable ; mais le
paradoxe est l’affirmation des deux sens à la fois[1].»
Grandir ou
rétrécir, pour Alice, sont des déterminations qui procèdent, d’une manière ou
d’une autre, de sa nature. Rick ne pense pas le devenir, il le change.
Et changer le devenir, autrement dit opérer une accélération ou une dérivée
seconde, signifie changer la nature de la nature, ou, en termes
théologiques, réaliser une transsubstantiation. Le devenir pur est un
devenir illimité, certes dans l’extensivité, mais surtout – et c’est là
son enjeu principal – dans l’intensivité.
Fig. 1. – Devenir (F, G) et devenir du devenir (a)
Il est une
profusion des devenirs, de tout dans le tout. Des (quasi-)personnages aux
(quasi-)objets, tout x pourrait être, et souvent l’est,
Rick devient un cornichon ; Morty, une voiture ; la terre, un télé-crochet musical. Qu’importe, étant donné que l’événement est devenu Loi.
2 DE L’IMPOSSIBLE DEUIL
Tout est pourtant vrai dans une immense
hypertrophie du faux. Fors les émois, voués à être émoussés, héraclitiens. Tout
cœur battant, il n’y a guère de salut. Et il nous semble difficile à croire que
la vie suive son cours pour les terriens de la dimension C-137 – avant sa
« cronenbergisation » – et autres dimensions infinitésimalement
similaires. Tout le pathos autour du deuil est enterré sous des
sédiments d’oubli et d’oublis d’oublis.
Dans RM, l’on
ne « deuille » guère. Si bien que la « guerre des mondes »,
ses « traces », parfois fracassantes, celles des univers parallèles,
s’impriment inéluctablement et détruisent le « connu », dans un
enchaînement de « misérables miracles » : les accès du
multivers n’engendrent pas, contre toute attente, un changement de paradigme, à
la fois ontologique et épistémologique pour les (quasi-)personnages – appelant
ou rappelant le deuil. L’état de choses n’est autre qu’un éternel retour nietzschéen
où, « malgré tout » – et c’est peu dire –, la Vie frappe, coule et
s’écoule sans cesse mais surtout sans pitié eu égard aux instants t et t-1 :
Il est un
vitalisme dont on ne saurait trouver un équivalent hors RM. Tout s’enchaîne
continûment si bien que les ruptures sont consommées, pleines d’un sens
interrogeant constamment la possibilité même du deuil. L’Histoire est un
réservoir de farces ; la mémoire est désarticulée ; l’oubli,
ubiquitaire.
Ces enfants ensanglantés, ces églises
profanées, ces prolétaires voués à l’aliénation transcosmique, le même menu que
l’on mange au petit-déjeuner, le sourire hagard du père, l’affection superficielle
de la mère : absolument tout persiste dans son être malgré le désastre
plurivoque qui est venu et qui ne cesse de revenir. Les nazis demeurent nazis,
les profs, profs, les ados, ados, les Ricks, Ricks, et les Mortys, Mortys.
3 FICTION SANS
« SCIENCE » ?
RM est une
entreprise tendant à rendre prosaïque les événements de la science. Il ne s’agit
pas, d’une « science-fiction », à proprement parler, mais d’une
« fiction sans science », selon les termes de Quentin Meillassoux dans
la mesure où le fictionnel est surdéterminé par une science qui se trouve être elle-même
fictionnelle. Quand bien même y aurait-il des « lois », des
« principes », des « axiomes » articulant « la »
science « de » Rick, ceux-ci sont subvertis indéfiniment. Qui
plus est, cela détermine l’aspect fictionnel de ces « sciences »
autres, de ces sciences dont l’unité dépend du moment : science (t). Ces
« sciences » sont comme si elles étaient « en regard » de
l’hyperchaos innommable qu’opère Rick sur les forces ainsi que sur la matière. Sciences (x,y,z,t,...) pourrait-on dire. La fiction est sans science
car la science serait devenue, dans RM, excédée par le « sensible ».
Le concept, vecteur de l’unité synthétique, subit la Destruktion vouée,
dans Sein und Zeit, à l’histoire de la métaphysique. Les Idées de la
raison pure, au sens kantien, se remplissent d’une objectité féroce, laquelle
interroge l’être même de ces Idées. Avec Rick, la science n’est plus
« après coup » eu égard au « fait » de la nature. Le sujet,
l’objet et le concept scientifique de l’objet fusionnent au sein d’une
hypostase dont l’immanence déplace nos acceptions de la fiction et de la
science.
Nous sommes,
trivialement, en présence non seulement d’une théorie anarchiste de la
connaissance, selon le sous-titre de Contre la méthode de
Feyerabend, mais surtout d’une pratique anarchiste de la science qui résonne à
une alchimie sophistiquée. Même si le diable en personne (S01E09) use de ses
sortilèges, de sa magie noire pour violer les lois de la nature, marquant ainsi
la possibilité, en droit et en fait, d’un tel dérèglement, Rick, au contraire,
se trouve être dans une orientation internaliste : la subversion de
la phusis se donne un accès à travers des moyens purement scientifiques.
Ainsi, la
fiction est-elle intriquée à une science instable et inhomogène qui la rend
absolument étrangère à celle que pratiquent les physiciens. Le paradoxe
épistémologique majeur que déploie RM – d’une manière décomplexée, encore
faut-il le souligner – réside dans ceci que la déconstruction de la
science[3] telle
que celle-ci est pratiquée du moins depuis Ibn al-Haytham (Alhazen), et, a fortiori,
depuis Galilée, procède de la naissance d’une science locale, ce qui, a
priori, relèverait de l’oxymore…
4 SCIENCE LOCALE ET RÉALISME
Parmi les
différentes acceptions de la notion de « réalisme » en philosophie,
on peut retenir celle-ci : l’être et le paraître de la nature sont
indépendants de « nous », sujets. Que signifient, alors, les
différentes allusions proférées par Rick sur sa propre
omnipotence, c’est-à-dire le fait qu’il est à même de « tout
faire » ? Dans la Krisis[4],
Husserl esquisse la notion de Lebenswelt ou « monde de la vie »
qui se présente comme en contrepoint avec celui de la phusis régie par
les constructions de la science. Le Lebenswelt est le monde du sujet opposé
à celui de la physique mathématique. Selon la thèse réaliste, le monde régi par
la physique mathématique se déploie en parfaite indépendance par rapport aux
structures cognitives transcendantales du sujet de la connaissance.
Or, que
signifie l’omnipotence de Rick ? Seulement la dualisation de l’orientation
réaliste en ceci que le Lebenswelt excède le Welt de la science, et
ce contrairement à ce qui est promu par le réalisme. Le « sursujet »,
en l’occurrence Rick, inverse le circuit en imprimant à la phusis une
dépendance prescrite par la portée de « sa » science. Il ne s’agit
pas du meilleur monde possible selon Leibniz : le Mal est, en effet, ce
qui sédimente le multivers de RM de part en part. Le sursujet rickien
opère une torsion de la science, un piratage ontologique et pratique de
celle-ci de telle sorte que, quand bien même y aurait-il des zones de
stabilisations de certains concepts de la science standard (antimatière,
microvers, trou de verre, etc.), le multivers interrompt son « indifférence »
vis-à-vis du sujet de la connaissance afin de rencontrer les sciences locales
du sursujet.
Par science
locale, nous entendons un discours mathématiquement cohérent et prédictif circonscrit
à une situation donnée. En ce sens, il n’est pas universalisable, mais
cristallise une singularité qui, le temps d’une opération, mine la
scientificité standard et lui fait succéder une science certes éphémère, mais digne
de ce nom. RM n’est que l’expérimentation compulsive de sciences
locales déconstruisant le réalisme. Quand Rick abolit la monnaie de la
fédération intergalactique en dévaluant le 1$ à 0$, et ce dans la
pratique d’une « science locale », celle de la finance (et de
l’arithmétique de Peano du même coup), tout l’empire s’effondre. D’une manière
analogue, une espèce d’entité gazeuse télépathique et omnisciente altère la
composition de la matière en ajoutant, ex nihilo, des protons à un atome
donné : l’oxygène se transforme en or.
Le Deus sive
natura de l’Éthique de Spinoza se convertit en Deus sive Rick
(entre autres « dieux ») et ne peut être conçu que comme suit :
le sursujet n’est à même de déconstruire le réalisme qu’en établissant
une praxis de la science locale, admettant pour variable et non pour
cadre l’espace-temps. Une science dont l’universalité est rendue
obsolète : elle n’est fonctionnelle localement, et ce à l’aune du
programme de la théorie élémentaire des topos due à William Lawvere, laquelle
généralise la théorie standard des ensembles en mathématiques.
L’adage
marxiste est ici opérant à moitié : il ne s’agit plus d’interpréter le
monde, ni le changer d’ailleurs, mais, bien plutôt, de changer le changement,
de faire couler le devenir du devenir. Tel est le mot d’ordre épistémologique
de RM. Et un tel programme est synchrone à l’édification d’une science locale
subvertissant son homologue transuniversel, transcosmique, transdimensionnel,
transmondain et transnoétique. Une science qui admettrait pour paradigme les
mathématiques locales de Bell.
5 DIEU MANQUE (À ÊTRE)
L’omnipotence
« divine » de Rick pose un problème ardu. En effet, d’où est-ce
qu’émane cette nécessité de faire appel à Morty afin d’accomplir toutes les
« quêtes », toutes les « fins » de « Dieu » –
Rick. Une explication erronée serait celle du camouflage : Rick explique
que ses ondes cérébrales de « génie » sont traçables – ce qui
compromet sa fugue du pouvoir central – mais aussi que le compagnonnage de
Morty compense celles-ci par des ondes « simplettes ».
Fig. 2. – Les ondes de Rick « compensées » par les ondes
de Morty.
Cette
interprétation nous semble artificielle, et ce en raison, simplement, de
l’omnipotence de Rick. Sa pratique de la science locale exigerait la création
d’une solution viable à sa fugitivité, laquelle ferait l’économie du poids d’un
acolyte maladroit. Par ailleurs, le (quasi-) personnage de Morty n’est pas
aussi candide qu’il n’y paraît. Certaines « théories » sur le web
font d’une de ses instanciations, le mystérieux « Evil Morty », le
mastermind tirant les ficelles du multivers dans son intégralité. Partant, qu’est-ce qui prescrirait, donc, la
nécessaire présence de Morty dans les vies de Rick ? Que serait
cette puissance qui rendrait ce lien indéfectiblement transdimensionnel ?
Cette ambigüité marque le cœur du problème du schématisme étant
donné son essence interférentielle, interstitielle, qui se dit toujours des
termes d’une dialectique « synthétique disjonctive », pour reprendre
un célèbre concept deleuzien ; le schématisme n’est autre que cette
opération qui consiste à synthétiser l’unité dans la différence tout en
préservant l’identité des termes auxquels elle s’applique. « Ainsi,
rapporte Plotin, toutes choses sont le Premier et ne sont pas le Premier ;
elles sont le Premier parce qu’elles en dérivent ; elles ne sont pas le
Premier, parce que celui-ci reste en lui-même, en leur donnant l’existence[5] ».
Aussi, pouvons-nous lire
cette formule hautement problématique : « L’Un est toutes les choses
et il n’est aucun d’entre elles ; principe de toutes choses, il n’est
pas toutes choses ; mais il est toutes choses[6]».
Une figure trinitaire se
dégage de cette configuration : l’Un, Rick, se schématise à travers Morty,
l’Intellect, pour se faire Âme du monde. L’énigme fondatrice de Dieu réside en
ceci qu’il manque à être tout en demeurant au-delà de l’Être. Par manque à
être, nous entendons la nécessité pour l’être de Dieu de se briser au sein
d’une procession où il sort de soi, se donne sans donation. « Père, l’heure est venue ! Glorifie ton Fils, afin que ton
Fils te glorifie,
selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés[7].» L’être de Dieu, dans son manque à être, exige sa propre mort sur la croix.
selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés[7].» L’être de Dieu, dans son manque à être, exige sa propre mort sur la croix.
Afin que Dieu
soit trinitaire, ses différents arcs ontologiques (Père
Fils, etc.) se
doivent de coexister jusque dans le point infini de l’ineffable Un. Dieu est
lien. Pour de telles raisons, Rick est lien avec Morty sans quoi il
serait un « roi sans divertissement », l’Un sans processions ni
conversions.

Dieu, in
fine, ne manque pas à être. Dieu est manque à être. Fors Morty,
l’équivalent de l’Intellect pour les hypostases plotiniennes, Rick ne serait à
même d’être l’Un, au-delà de l’être et de la nature. Exit donc la
science locale et l’omnipotence sans procession. L’exposé précédent n’a
nullement la prétention de proposer une lecture sociologiste, voire
familialiste de nos deux (quasi-)personnages. Notre thématisation est
exclusivement ontologique et hénologique. Morty est le Christ de Rick. Et,
éventuellement, notre Christ à tous comme le fut Bartleby pour Deleuze.
6 CONCLUSION
Le point d’amorce
de la religion – de la religion transmutée « pour les siècles des
siècles » par l’événement chrétien et christique – se loge dans l’éternel
retour de la vie, de la mort et de la survie de Dieu. Les trois se
succédant indéfiniment. Quand Morty se montre récalcitrant quant à la
résurrection de Rick, dans S04E01, son obstination se couronne d’un échec
cuisant. Car, comme s’il était question d’une implication fatale de l’être de
Dieu, celui-ci accomplit le pensum du retour, de la survivance.
Ainsi, est-il
question pour le Saint-Esprit de tenir lieu de Christ, au sein de cette
dialectique infinitaire de l’Histoire. Et dans RM, le Saint-Esprit représente
ou présente, pour le sujet et l’objet, pour les corps et le langage, pour la
matière et la pensée, l’interruption – si bien qu’elle soit intermittente – de
la finitude. Non que « parfois, nous sommes éternels » comme le dit
Badiou. Mais, bien plutôt, que l’éternité est notre misérable condition ;
nous contemplons, hagards, le brouillage de la finitude à travers les yeux de
Morty, orientés par le Saint-Esprit de rien sur l’aven de tout. « Tout le
monde semble si loin de moi ».
Mohamed Ben Mustapha
[1] Gilles
Deleuze, Logique du sens, Paris, Minuit, 1969, p. 9.
[2]
Friedrich Nietzsche, « Ainsi parlait Zarathoustra », in Œuvres,
Patrick Wolting (éd.), Paris, Flammarion, 200, p. 519.
[3]
Nous adoptons ici le paradigme de la physique moderne afin de caractériser la
science en général. Cela demeure assez cohérent avec l’esprit de RM, dans le
sens où Rick est, à la fin des fins, un physicien tout à la fois empiriste et
théoricien.
[4] Edmund
Husserl, La Crise des sciences européennes et la phénoménologie
transcendantale, trad. fr. Gérard Granel, Paris, Gallimard, coll.
« tel », 1976.
[5]
Plotin, Ennéades, V, texte établi et traduit par Émile Bréhier, 7 vol., Paris, Les
Belles Lettres, 1924-1938, p. 35.
[6] Ibid.,
p. 33 (nous soulignons).
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